En ce dimanche un peu triste dû à la météo et propice à la nostalgie, je vous propose deux extraits de film et documentaire illustrant le début de vie du splendid dans la fin des années 40. L'inauguration du cinéma avait eu lieu le 20 février 1948 avec le film Quai des Orfèvres.
DAM'S.
Ce blog est un SOS pour l'ancien ciné de Langoiran en Gironde, bijou architectural art déco classé à l'inventaire des Monuments historiques. Abandonné depuis 30 ans, le Splendid prend l'eau et menace de s'effondrer. Donnons-lui une chance de revivre !
Bienvenue !
"La dignité d'une communauté humaine peut se mesurer à l'attention qu'elle accorde à ses espaces publics". Ce mot de l'écrivain bordelais Michel Suffran, cité par le quotidien "Sud-Ouest" du 20 février 2007, fait référence, en contrepoint, au triste état dans lequel se trouve la Bourse du Travail à Bordeaux. Mais il pourrait très bien s'appliquer au cinéma Splendid de Langoiran, bel édifice art déco aux allures de temple païen, lui aussi délaissé.
Avec ce blog, avec l'élan et les initiatives qu'il va, je l'espère, susciter, je vous propose de retrouver un peu de cette dignité en faisant renaître un lieu culturel public. Le défi est grand car la tentation de ne rien faire, le fatalisme sont tout aussi grands.
Est-ce utopique de vouloir un lieu pour partager et échanger nos idées et nos cultures sous prétexte que la communauté humaine en question est située en milieu rural ? Est-ce utopique de vouloir préserver un patrimoine, une architecture, témoignant de la richesse du XXe siècle en un temps qui ne jure que par le médiéval ?
Si vous répondez deux fois "non" aux interrogations précédentes, que se passe-t-il ensuite ? De multiples contributions au projet de renaissance du Splendid sur ce blog. De multiples contributions dans la "vraie" vie aussi, où il faudra retrousser ses manches, donner de son temps et, peut-être un peu de son argent pour que nous profitions, tous, d'un patrimoine vivant !
Avec ce blog, avec l'élan et les initiatives qu'il va, je l'espère, susciter, je vous propose de retrouver un peu de cette dignité en faisant renaître un lieu culturel public. Le défi est grand car la tentation de ne rien faire, le fatalisme sont tout aussi grands.
Est-ce utopique de vouloir un lieu pour partager et échanger nos idées et nos cultures sous prétexte que la communauté humaine en question est située en milieu rural ? Est-ce utopique de vouloir préserver un patrimoine, une architecture, témoignant de la richesse du XXe siècle en un temps qui ne jure que par le médiéval ?
Si vous répondez deux fois "non" aux interrogations précédentes, que se passe-t-il ensuite ? De multiples contributions au projet de renaissance du Splendid sur ce blog. De multiples contributions dans la "vraie" vie aussi, où il faudra retrousser ses manches, donner de son temps et, peut-être un peu de son argent pour que nous profitions, tous, d'un patrimoine vivant !
dimanche 8 juillet 2007
vendredi 22 juin 2007
Le toit du SPLENDID
Lorsque nous avons rangé l'après festival nous avons pu constater l'étendue des dégâts du toit et les désordres qui en découlent. On ne peut pas dire que nous ayons été surpris par ce que nous avons vu.
La zinguerie est en parti abîmé, les tuiles mériteraient un grand balayage et les verrières changées en intégralité ou condamnées. Enfin, rien ne ressemble à quelque chose de titanesque pour des gens de bonne volonté. On pourrait même faire faire cela à du personnel de mairie conseillé par un professionnel si besoin est. On peut toujours rêver...
Au dernières nouvelles la pétition lancée pour le Haïku rencontre un bon accueil il faut continuer! Nous espérons transformer cette pétition en quelque chose de concret à la rentrée mais nous en reparlerons. En attendant toutes les idées sont les bienvenues.
La lutte continue! RESISTANCE!
DAM'S
La zinguerie est en parti abîmé, les tuiles mériteraient un grand balayage et les verrières changées en intégralité ou condamnées. Enfin, rien ne ressemble à quelque chose de titanesque pour des gens de bonne volonté. On pourrait même faire faire cela à du personnel de mairie conseillé par un professionnel si besoin est. On peut toujours rêver...
Au dernières nouvelles la pétition lancée pour le Haïku rencontre un bon accueil il faut continuer! Nous espérons transformer cette pétition en quelque chose de concret à la rentrée mais nous en reparlerons. En attendant toutes les idées sont les bienvenues.
La lutte continue! RESISTANCE!
DAM'S
dimanche 17 juin 2007
Haikü 2007

18 MAI 2007.
Une belle journée pour ce 3° festival du film ultra-court où une centaine de personnes est venue pour que le Splendid continue à vivre.
17 films ont été diffusés à partir de 22 heures après la présentation par Pierre Larquey d'un film en 8 mm sur la libération de Paris. Nous espérons pouvoir les mettre en ligne dès que possible. Un joli succès récompensant toutes les personnes présentes dont l'asso les films de campagnol. Une fois de plus nous pouvons constater le succès de cette manifestation sans subvention, avec la participation bénévole de personnes de tous âges( de 10 à 70 ans...), simplement plein de bonnes volontés.
LE SPLENDID NE MEURT PAS QU'ON SE LE DISE!
A bientôt. RESISTANCE!
DAM'S
samedi 16 juin 2007
FETE DU CINEMA

On peut toujours rêver de la fête du cinéma au Splendid, ce n'est pas pour cette année en tout cas!!!
En attendant vous pouvez vous renseigner sur le site suivant:
http://www.feteducinema.com/

De plus, j'ai rajouté le lien du studio éclair. En mai 2004, l'association avait organisé la projection d'un documentaire sur Emile Couzinet, cinéaste girondin dont les films ont fait les belles heures du Splendid d'après-guerre. Nous avions rencontrer une personne de ces studios et qui évidemment suit avec intérêt tout ce qui peut être une préservation du patrimoine cinématographique.
A bientôt. DAM'S
vendredi 15 juin 2007
Le cinema français
Le cinéma français est à l'image de la France: on n'a pas assez de pognon et c'est comme ça dans tout les domaines.
Une bonne phrase de Monsieur Audiard pour sourire...
DAM'S
Une bonne phrase de Monsieur Audiard pour sourire...
DAM'S
jeudi 14 juin 2007
RESISTANCE!
Aujourd'hui,j'avais prévu de parler du festival haïku mais je pense qu'il faut vraiment trouver un moyen de faire bouger les choses avant que le cinéma ne s'écroule. Il n'est plus possible d'avaler toutes les couleuvres du monde! Le conservateur régional des monuments historiques a de nouveau écrit au maire de Langoiran pour lui signifier d'intervenir sur le toit du Splendid. Pas de réponse,pas de travaux en vue, on croit rêver quant on sait que sur les 740 576 € une grosse partie va aller à l'église et au cimetière! Cherchez l'erreur, surtout que les murs de l'église ne s'écoulaient pas. Il nous faut 16 000 € pour refaire une bonne partie du toit, en comparaison de tout cet argent dépensé,c'est dérisoire...
Ce cinéma et tout ce qu'il représente de liaisons entre les générations et d'accès à la culture ne doit pas mourir. Contactez l'asso, signez la pétition parlez-en autour de vous, faites du bruit. Il y a moins d'une année pour sensibiliser Langoiran et ses alentours. Regroupons les associations,les envies, les dynamiques pour ce haut lieu!
Répondez, exprimez-vous!
DAM'S
Ce cinéma et tout ce qu'il représente de liaisons entre les générations et d'accès à la culture ne doit pas mourir. Contactez l'asso, signez la pétition parlez-en autour de vous, faites du bruit. Il y a moins d'une année pour sensibiliser Langoiran et ses alentours. Regroupons les associations,les envies, les dynamiques pour ce haut lieu!
Répondez, exprimez-vous!
DAM'S
mercredi 13 juin 2007
Lien avec Le majestic
http://www.warnerbros.fr/movies/majestic/main.html
Voici un lien avec le film pour ceux que cela intéresse.
Voici un lien avec le film pour ceux que cela intéresse.
The majestic et le splendid...

Pour repartir sur ce blog, j'invite ceux qui n'ont pas vu ce film à le voir.Il y a des choses dedans qui pourrait donner des idées à certaines personnes.C'est aussi une note de gaité et d'espoir pour ceux qui se battent pour le splendid et qui éprouvent sûremmnet un peu de lassitude.Dans les prochains jours, je vous parlerais du 3° festival Haïku qui a connu un joli succés, de la pétition qui a bien démarrée et de plein d'autres choses...
A bientôt. DAM'S
samedi 13 janvier 2007
La dernière née: l'association
Splendid asso est née en octobre 2003, après la journée portes ouvertes organisée au Splendid.
Son objet est la sauvegarde, la réhabilitation, l'animation et la valorisation du cinéma Splendid de Langoiran et de son patrimoine. L'association a pris la suite d'un collectif d'habitants et de représentants associatifs des villages de Langoiran et du Tourne, créé deux ans plus tôt autour d'un principe d'action simple: "Sauver et réutiliser le Splendid".
Nous sommes passionnément attachés à ce patrimoine et à la défense d'une vie culturelle de proximité en milieu rural et ouvert à toutes les bonnes volontés qui se reconnaissent dans ces mots d'ordre.
L'association oeuvre sur deux fronts:
- celui de la sensibilisation et de l'animation culturelle, en organisant chaque année au printemps une manifestation en extérieur dans le patio non couvert attenant au cinéma. En 2004, ce fut la projection d'un documentaire sur le cinéaste girondin Emile Couzinet, dont les films populaires ont fait les belles heures du Splendid après-guerre. En 2005 et 2006, l'association a proposé un mini-festival du film d'amateur et de famille, afin de valoriser le patrimoine audiovisuel des amateurs et leurs créations, en hommage aux deux cinéphiles à l'origine du Splendid. L'an dernier, une quinzaine de films courts ont été présentés dans différents formats: numérique, 8 mm, 9,5 mm.
- celui de la réhabilitation de l'édifice ensuite. Depuis 2002-2003, nous travaillons, avec la mairie, à définir un projet culturel pour faire renaître le Splendid de ses cendres, convaincus que pour être soutenue par les pouvoirs publics, la réhabilitation de ce cinéma doit intégrer un projet d'utilité sociale et culturelle pour nos villages. En juillet 2004, l'association a proposé de faire de l'ancien cinéma une salle de spectacles, accueillant expositions, cafés-philo, littéraires... dans le hall de gala et des représentations de théâtre, danse, musique dans la salle (moyennant une adaptation scénique) ainsi que des projections de films mais en privilégiant des films culte du patrimoine du cinéma de façon à ne pas concurrencer les salles proches.
Nous avons également, avec l'aide du service départemental d'architecture, évalué le coût de la réhabilitation de cet ensemble architectural de 450 m² entre 344 000 et 411 000 euros.
L'urgence va toutefois à la mise hors d'eau du site, évaluée à plus de 16 000 euros (travaux de toiture et de zinguerie). C'est le combat de 2007 !
Son objet est la sauvegarde, la réhabilitation, l'animation et la valorisation du cinéma Splendid de Langoiran et de son patrimoine. L'association a pris la suite d'un collectif d'habitants et de représentants associatifs des villages de Langoiran et du Tourne, créé deux ans plus tôt autour d'un principe d'action simple: "Sauver et réutiliser le Splendid".
Nous sommes passionnément attachés à ce patrimoine et à la défense d'une vie culturelle de proximité en milieu rural et ouvert à toutes les bonnes volontés qui se reconnaissent dans ces mots d'ordre.
L'association oeuvre sur deux fronts:
- celui de la sensibilisation et de l'animation culturelle, en organisant chaque année au printemps une manifestation en extérieur dans le patio non couvert attenant au cinéma. En 2004, ce fut la projection d'un documentaire sur le cinéaste girondin Emile Couzinet, dont les films populaires ont fait les belles heures du Splendid après-guerre. En 2005 et 2006, l'association a proposé un mini-festival du film d'amateur et de famille, afin de valoriser le patrimoine audiovisuel des amateurs et leurs créations, en hommage aux deux cinéphiles à l'origine du Splendid. L'an dernier, une quinzaine de films courts ont été présentés dans différents formats: numérique, 8 mm, 9,5 mm.
- celui de la réhabilitation de l'édifice ensuite. Depuis 2002-2003, nous travaillons, avec la mairie, à définir un projet culturel pour faire renaître le Splendid de ses cendres, convaincus que pour être soutenue par les pouvoirs publics, la réhabilitation de ce cinéma doit intégrer un projet d'utilité sociale et culturelle pour nos villages. En juillet 2004, l'association a proposé de faire de l'ancien cinéma une salle de spectacles, accueillant expositions, cafés-philo, littéraires... dans le hall de gala et des représentations de théâtre, danse, musique dans la salle (moyennant une adaptation scénique) ainsi que des projections de films mais en privilégiant des films culte du patrimoine du cinéma de façon à ne pas concurrencer les salles proches.
Nous avons également, avec l'aide du service départemental d'architecture, évalué le coût de la réhabilitation de cet ensemble architectural de 450 m² entre 344 000 et 411 000 euros.
L'urgence va toutefois à la mise hors d'eau du site, évaluée à plus de 16 000 euros (travaux de toiture et de zinguerie). C'est le combat de 2007 !
L'ancêtre: le cinéma des familles
Construit pendant la deuxième guerre mondiale, le Splendid de Langoiran doit tout ou presque à un personnage hors du commun : l'abbé Maxime Lafon. Un curé surprenant, mélomane, cinéphile, passionné de mécanique, qui a introduit le virus du grand écran dans le village, bien avant la construction du Splendid.
Dès son arrivée dans sa nouvelle paroisse en 1919, le jeune abbé improvise au n°52 de l'avenue Michel Picon, sous le préau d'une ancienne maison religieuse, une salle de projection, qui prendra le nom de Cinéma des familles. Tout débute par quelques bancs, un grand drap tendu en guise d'écran et un appareil de projection que l'on actionne à la manivelle. Ce premier cinéma, qui deviendra parlant en 1932, a fonctionné avec l'aide des propriétaires des lieux, la famille Dartiailh, qui tenait là un garage, le garage Saint-Christophe. Dans les années 1930, c'est la seule "salle" entre Bordeaux et Langon. Mais succès oblige, elle devient vite trop petite. Et sa réquisition pendant la guerre par les troupes allemandes, pour leur usage personnel, pousse l'abbé et Georges Dartiailh, à imaginer un autre projet. En 1942, les deux cinéphiles décident d'acquérir des chais (propriété de M. Trayrand), quelques pâtés de maison plus loin, et sollicitent André Lamire, architecte à Bordeaux, pour les transformer en vrai cinéma. Georges Dartiailh sera le propriétaire officiel des lieux; l'abbé Lafon en sera l'âme.
Dès son arrivée dans sa nouvelle paroisse en 1919, le jeune abbé improvise au n°52 de l'avenue Michel Picon, sous le préau d'une ancienne maison religieuse, une salle de projection, qui prendra le nom de Cinéma des familles. Tout débute par quelques bancs, un grand drap tendu en guise d'écran et un appareil de projection que l'on actionne à la manivelle. Ce premier cinéma, qui deviendra parlant en 1932, a fonctionné avec l'aide des propriétaires des lieux, la famille Dartiailh, qui tenait là un garage, le garage Saint-Christophe. Dans les années 1930, c'est la seule "salle" entre Bordeaux et Langon. Mais succès oblige, elle devient vite trop petite. Et sa réquisition pendant la guerre par les troupes allemandes, pour leur usage personnel, pousse l'abbé et Georges Dartiailh, à imaginer un autre projet. En 1942, les deux cinéphiles décident d'acquérir des chais (propriété de M. Trayrand), quelques pâtés de maison plus loin, et sollicitent André Lamire, architecte à Bordeaux, pour les transformer en vrai cinéma. Georges Dartiailh sera le propriétaire officiel des lieux; l'abbé Lafon en sera l'âme.
De quoi on parle ?
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"Quai des Orfèvres", un monument du 7e art, signe l'acte de naissance d'un autre monument, le Splendid. Le cinéma de Langoiran, un petit village des bords de Garonne, ouvre ses portes le 20 février 1948 avec la projection du chef d'œuvre d'Henri Georges Clouzot.
Et c'est parti pour 26 ans de grand écran, grâce à la volonté d'un tandem de cinéphiles inédit: le curé du village, l'abbé Maxime Lafon et le garagiste Georges Dartiailh, qui décident de transformer des chais abandonnés de l'avenue Michel Picon en salle obscure. Les travaux ont lieu de 1942 à 1944, sous la houlette de l'architecte bordelais André Lamire, qui réalisera une œuvre ambitieuse. Un temple "hollywoodien" (*), avec sa façade Art déco, son entrée aux angles coupés par la courbe de deux guichets, sa salle de projection riche de 450 fauteuils et d'un écran de 12 m de long, et, enfin, son magnifique hall de gala ou "salle-promenoir", qui accueillera, après guerre, de grands bals populaires: les bals des corsets ou bals du Furet, donnés chaque année en l'honneur des ouvrières de l'usine de corsets du Tourne. Mais les années passant, les pas des fidèles –danseurs et spectateurs- se feront moins nombreux. 1974, avec l'arrêt de l'exploitation cinématographique, marquera la fin de cet âge d'or.
En 1990, la mairie de Langoiran rachète la salle à son propriétaire G. Dartiailh mais à part quelques bals, expositions ou kermesses dans le hall de gala, le Splendid vivote, et aucun grand chantier de restauration n'est engagé. En 1996 puis 1997, le couperet de la commission de sécurité de la préfecture tombe: la salle n'est plus aux normes et doit fermer.
Après trente ans de déshérence, le Splendid a subi les outrages du temps et plusieurs voies d'eau se sont déclarées mettant en péril la survie de l'édifice. Un collectif d'habitants se constitue en juin 2001 pour sa préservation et sa réhabilitation. Il se transforme en association (Splendid asso) après avoir organisé une journée portes ouvertes au Splendid en mai 2003 pour sensibiliser les élus et la population. Trois cents personnes ont fait le déplacement, témoignant ainsi de leur désir de voir revivre ce lieu magique [voir photo].
Après trente ans de déshérence, le Splendid a subi les outrages du temps et plusieurs voies d'eau se sont déclarées mettant en péril la survie de l'édifice. Un collectif d'habitants se constitue en juin 2001 pour sa préservation et sa réhabilitation. Il se transforme en association (Splendid asso) après avoir organisé une journée portes ouvertes au Splendid en mai 2003 pour sensibiliser les élus et la population. Trois cents personnes ont fait le déplacement, témoignant ainsi de leur désir de voir revivre ce lieu magique [voir photo].
Mais le "happy end" se fait attendre. Certes, aujourd'hui, le patrimoine architectural que constitue le Splendid a été reconnu puisque l'édifice est inscrit en totalité (y compris ses murs de clôture) à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 8 octobre 2002. Il constitue en effet, au niveau régional, un exemplaire rare de cinéma des années 1940, encore quasiment dans son état d'origine. En dépit de cette protection historique, pas l'ombre d'un chantier ne se profile pour l'heure au Splendid. Parce que comme toujours manque le principal nerf de la guerre de nos sociétés hypermarchandes: l'argent !
On en reparlera bientôt
(*) Pour une description complète des lieux, voir l'article de Philippe Araguas et de Jean-Marie Bertineau dans le n°44 de la revue Le Festin.
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